|
CASINO : APPEL A LA MOBILISATION
Tout au long de l’année 2009, les 196 casinos français ont bénéficié de nombreuses mesures d’aides de la part du gouvernement. Grâce à un intense lobbying, les casinotiers ont notamment bénéficié :
- -
- - - En 2010, les patrons de casinos vont recevoir de nouvelles aides : • la suppression de la taxe professionnelle dès le 1er janvier 2010, • un nouvel allègement fiscal estimé à 20 millions d’euros (dissociation de la taxation des machines à sous et des jeux de table), • la légalisation des casinos sur internet qui va se traduire par une baisse de la fréquentation des casinos «en dur» et par de nouvelles suppressions d’emplois. Fin 2008, les casinotiers, la CFDT, la CGC et la CFTC s’étaient engagés à préserver l’emploi et à répercuter ces aides en augmentations de salaire. Le Président du Groupe Partouche avait même promis de reverser 50 % des aides obtenues aux salariés. Aujourd’hui, fin 2009, quelle est la situation ? - - Pour plus des deux tiers des 17 000 salariés de la branche, cela ne constitue que 10 à 12 euros nets d’augmentation mensuelle. Par ailleurs, les casinotiers ont également refusé toute augmentation spécifique pour les employés de la restauration, malgré la baisse de la TVA. En fait, la proposition patronale se limite à 4 millions d’euros, alors que le montant des aides gouvernementales perçues pour la seule année 2009 représente plus de 50 millions d’euros. Force est de constater que les casinotiers n’ont pas respecté leurs engagements et qu’ils ont trompé les salariés et les pouvoirs publics. Un tel double langage est inacceptable. Les syndicats FO de la branche des casinos appellent solennellement les 17 000 employés des 196 casinos français à se mobiliser pour obtenir les augmentations de salaire auxquelles ils ont droit et qu’on leur avait promises. Les salariés de chaque casino décideront des formes de mobilisation à conduire : distributions de tracts à la clientèle, rassemblements, débrayages, grève, etc. Les 50 millions d’aides perçus en 2009 ne doivent pas finir dans la poche des actionnaires. - - -
|





La polyvalence en 7 questions — Fiscalité : un cadeau de plus pour les casinos