Avril 2017 

L’ENJEU - bulletin périodique de la Section Fédérale Casinos & Cercles de Jeux • Avril 2017• N°137

  • alinea Page 2 Commission Paritaire Mixte mars 2017
  • alinea Page 4 Comité de Groupe JOA - Compte-rendu du Comité de Groupe JOA
  • alinea Page 6 Commission Nationale Paritaire d’Interprétation
  • alinea Page 8 Communiqué de presse : Clubs : un périmètre d'activité limité...
  • alinea Page 9 Portrait
  • alinea Page 10 Vous avez la parole

ulletin périodique de la Section Fédérale Casinos & Cercles de Jeux • Avril 2017• N°137


corveable a merci

Généralisation du contrôle aux entrées dans les points de vente FDJ, Force Ouvrière se félicite.

FO dénonce la proposition de légalisation des machines à sous dans les bars

Lien : http://ged.fecfo.fr/portal-dom/documentation/COMMUNIQUE-FO-CASINOS---contr%C3%B4le-d'acc%C3%A8s-et-l%C3%A9galisation-des-MAS-20170302105114.pdf

Ce jeudi 1er décembre entre en vigueur l’une des mesures les plus controversées de la loi Travail, celle visant à faciliter le licenciement économique.
A compter de ce jour, la loi protègera les employeurs lorsqu’ils licencieront des salariés selon deux nouveaux motifs :
une réorganisation de l’entreprise nécessaire à sa compétitivité
et une baisse de commandes ou de son chiffre d’affaires sur une durée définie en fonction de sa taille. 
Les sociétés embauchant entre 50 et 299 personnes devront, justifier d’au moins trois trimestres consécutifs.
 
De quoi inquiéter les salariés qui, s’ils étaient protégés jusque-là par le code du travail, voient désormais les rôles s’inverser.
Car le très contesté article 67 de la loi Travail, vise à sécuriser ce type de licenciement devant les prud’hommes. 
 

LES CHOSES AVANCENT ENFIN!

CLUBS SUR PARIS : FO REÇU AU MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR

Une délégation Force Ouvrière a été reçue dans le cadre d’une réunion Place Beauvau avec un membre du cabinet de Monsieur le ministre de l’Intérieur, deux membres des Libertés publiques, la Directrice de la Police judiciaire et du Directeur du Service central des Courses et Jeux. Nous avons longuement débattu du projet d’ouverture de clubs => LIRE LA SUITE........

L’ENJEU -   bulletin périodique de la Section Fédérale Casinos & Cercles de Jeux • décembre 2016 • N°136

  • alinea Page 3 Colloque sur la régulation des jeux d'argent à l'université de Bordeaux 17 et 18 novembre 2016
  • alinea Page 4 Commission Mixte Paritaire des 28 et 29/09/2016
  • alinea Page 5 Retraite Progressive, une grande victoire de Force Ouvrière
  • alinea Page 6 Commission Paritaire Mixte des 9 et 10/11/2016
  • alinea Page 7 Commission Paritaire Nationale de l’Emploi du 4/10/2016
  • alinea Page 8 Commission Paritaire Santé du 10/10/2016
  • alinea Page 11 Groupe JOA Comité de groupe du 23/11/2016
  • alinea Page 12 Groupe Partouche Comité de groupe du 30/11/2016
  • alinea Page 13 Réunion UNI Europa Jeux à Lille
  • alinea Page 14 Licenciements économiques au casino du Cap d’Agde, pas si économes que ça !
  • alinea Page 15 Vous avez la parole

Minimas Conventionnels: Echec des négociations

Lors des Commissions paritaires mixtes de Novembre, Décembre 2016 et Janvier 2017, la revalorisation des minimas conventionnels était au centre des débats. Les délégations patronales ont introduit 2 propositions frôlant l'indécence, 0,8% pour casino de France et Casinos Modernes de France, 0,5% pour l'ACIF.

Les revalorisations proposées par la partie patronale sont clairement inférieures à celles de l’an dernier, première année de sortie de crise, et alors même que la croissance est identique. En effet, au regard du dernier exercice des casinos, Force Ouvrière constate que les chiffres sont stables et que la croissance est de nouveau au rendez-vous, se situant à 2,5% en 2016, contre 2,7% en 2015.

De plus, il est patent de constater que les salariés ont été durement impactés par la crise des casinos. En conséquence, nous considérons que les efforts consentis doivent s'appréhender dans la négociation, largement au delà de la simple prise en compte du faible taux  d'inflation. Nous avons rappelé que cette dernière n’a jamais été prise en compte lorsqu’elle était élevée et que les salariés perdaient constamment du pouvoir d’achat. Il ne saurait donc y avoir un quelconque argumentaire à géométrie variable.

De nombreux paramètres sont déterminants et doivent intégrer le périmètre des négociations:

  • La reprise économique est bien présente, les chiffres sont bons sur deux exercices consécutifs
  • La dégradation de la charge de travail des salariés : Les effectifs baissent, les charges de travail ne cessent d'augmenter,
  • L'absence de valorisation du travail de nuit, du dimanche, et des jours fériés, incluse dans les minima
  • Les écarts de rémunération entre hommes et femmes à postes identiques
  • 80 % des salaires des casinos sont éligibles aux déductions fiscales Fillon. Pour le CICE, c’est 100 % des salaires qui sont couverts par ces déductions.

L'intégralité des organisations syndicales, hors CGT se sont retrouvées sur ce constat et on décidé d'introduire une contre proposition commune à hauteur de 2,5%.

Nous avons donc soutenu cette proposition, développant nos arguments en faveur d'une meilleure répartition des richesses. Pour toute réponse, les délégations patronales nous ont indiqué que certaines entreprises se retrouvaient en difficultés, et que globalement, ils ne disposaient d'aucune visibilité sur les exercices futurs. Ils ont également rajouté que les NAO permettraient une juste revalorisation des salaires.

FO a fermement contesté cet argument, estimant qu'il relevait d'une mauvaise foi évidente:

  • Qui peut prétendre savoir comment les choses évolueront dans deux, cinq ou dix ans? Quand cela va mal, les salariés n’ont rien ; et quand cela va bien, on ne leur donne rien, ou très peu, parce que cela peut aller mal demain. C'est la création d'un concept: le principe de précaution économique.
  • Concernant les entreprises prétendument en difficulté, nous avons rappelé le périmètre de la négociation collective de Branche, tout en rappelant que nos négociations s’appliquaient de fait à l'intégralité du périmètre concerné. Autoriser une dérogation à cette philosophie, reviendrait à signer l'arrêt de mort de la Branche des casinos.
  • Enfin, nous constatons que la plupart des NAO se soldent par une absence totale de revalorisation. Dans une Branche où la majorité des salariés sont rémunérés sur la base des minima, les négociations de Branches revêtent donc une importance particulière, car elles sont, malheureusement la seule perspective pour les salariés concernés d'obtenir une quelconque augmentation.

Malgré notre argumentaire porté en intersyndicale, les délégations patronales ont fait preuve d'intransigeance sur le sujet. FO déplore que depuis quelque temps, une certaine fermeté anime la partie patronale dans sa manière d’appréhender les négociations. Cette méthode aura des répercussions à court et moyen terme. Si l’on fait preuve de fermeté sur les sujets chers aux salariés, on risque de trouver de la fermeté sur d’autres sujets, chers aux délégations patronales. Nous considérons que n’est pas le meilleur moyen d’avancer conjointement vers un modèle social vertueux.

Au bout du bout, les syndicats patronaux ont fini par proposer 1% de revalorisation, indiquant clairement que c'était à prendre ou a laisser.  Nous n'avons pas voulu entrer dans le jeu de cette provocation mesquine. Compte tenu des revalorisations du SMIC annoncées au 1er Janvier, les premiers indices de nos grilles vont se retrouver en deçà, et par voie de conséquence, nous avons immédiatement indiqué notre volonté d'avoir recours aux dispositions de la Loi dîte Warssman.

Les négociations vont donc reprendre, dans un contexte où les syndicats patronaux devront aboutir à un accord. La balle est désormais dans leur camp.

JC T