Parlons Chiffres

L'ENJEU n° nov. déc. 2011
Lors de la séance du mois d'octobre 2011, une proposition avait été exprimée par les organisations syndicales salariés de 1,8 % au titre du rattrapage 2010 et de 2 % au titre de l'année 2011. Les organisations patronales ont indiqué qu'en novembre, elles reviendraient avec des propositions.
Et elles proposent de faire évoluer la grille des minima conventionnels :
▪ De 2 % sur le niveau 1, indices 100 et 105.
▪ De 1,5 % sur l'ensemble des autres niveaux.
A savoir que le SMIC sera revalorisé au 1er décembre et révisé au 1er janvier 2012, cumulée avec la revalorisation déjà intervenue au 1er décembre, l'augmentation du smic sur un an est donc de 2,4 % .
La dernière grille signée a été négociée deux fois en 2009 (avenant du 15 avril 2010).
La proposition faite en novembre 2011 a été un compromis entre celle de la dernière fois et celle des patrons, à savoir : une augmentation de 2,5 % pour tous les indices et niveaux.
Rappel l'article 35-3 de la convention collective : du fait de la spécificité de l'activité de la branche, le travail de nuit constitue un mode habituel de travail et son indemnisation doit être prise en compte dans la détermination de la grille des salaires. Or aujourd'hui, nous sommes tout juste au niveau du SMIC, on ne tient donc plus compte de l'indemnisation du travail de nuit dans la grille. Nous vous demandons donc de faire un petit effort et de revoir à la hausse votre proposition.
L'an dernier, les salariés n'ont pas eu d'augmentation ; il faut donc qu'ils en aient une cette année.
Aujourd'hui, nous nous posons d'énormes questions sur l'intérêt de négociations qui n'en sont pas.
Ce ne sont que des propositions que les organisations sont libres d'accepter ou de refuser.
Une négociation consiste à rebondir et à ne pas arriver systématiquement avec des propositions finales.
Il s'agit de pouvoir apporter des amendements aux propositions respectives et, à terme, trouver un compromis.
Or là, nous avons l'impression que c'est à prendre ou à laisser et que cette façon de faire devient monnaie courante dans cette CPM.
On ne peut pas nier qu'il y a des problèmes, il suffit d'ouvrir les journaux ou d'allumer la télévision, on entend que cela, c'est la fin du monde, mais nous, on va faire comme si ça n'était pas le cas ; autrement, on ne fait plus rien.
On pense aux salariés qui sont concernés par ces grilles et qui sont de plus en plus des travailleurs pauvres.
Vous semblez nous faire porter la responsabilité de l'échec des négociations, mais cela fait 25 ans que je viens et 25 ans qu'elles échouent. Pourquoi ?
S'il n'y avait pas tant de salariés qui étaient à la grille, nous n'aurions pas besoin de nous substituer aux négociations dans les entreprises car après, quand on négocie dans nos entreprises, sur quoi s'appuie-t-on ? Sur ce qui a pu se passer en branche !
Ne le prenez pas mal mais par rapport à il y a 25 ans, la nature même des négociations a changé.
Pourquoi ? Car autour de la table, ce sont des salariés qui discutent avec des salariés.
Peut-être qu'à vos niveaux, lorsque vous demandez des augmentations collectives ou individuelles, vous avez les mêmes problèmes de salariés que nous.
Les négociations ont donc vraiment changé, mais pas seulement du fait des salariés.
C'est un constat, pas une critique. Qu'est-ce que le monde du patronat des casinos ?
On discute avec 2 grands groupes, un groupe intermédiaire et un syndicat indépendant.
Cela n'a plus rien à voir avec ce qui se passait avant.
Enfin, vous ne pouvez pas dire que s'il y avait une croissance, vous augmenteriez, car lorsque c'était le cas, cela n'a pas forcément été fait.
La proposition patronale sera maintenue en l'état.
Un texte sera laissé à la signature jusqu'au 31 décembre.
La penibilite au travail
Accords en faveur de la prévention de la pénibilité
Art. L. 138-29.- (L. no 2010-1330, 9 nov. 2010, art. 77, I) - NDLR :Entrée en vigueur : le 1er janvier 2012. (L. no 2010-1330, 9 nov. 2010, art. 77, III
Pour les salariés exposés aux facteurs de risques professionnels mentionnés à l'article L. 4121-3-1 du code du travail, les entreprises employant une proportion minimale fixée par décret de ces salariés, y compris les établissements publics, mentionnées aux articles L. 2211-1 et L. 2233-1 du même code employant au moins cinquante salariés, ou appartenant à un groupe au sens de l'article L. 2331-1 du même code dont l'effectif comprend au moins cinquante salariés, sont soumises à une pénalité à la charge de l'employeur lorsqu'elles ne sont pas couvertes par un accord ou un plan d'action relatif à la prévention de la pénibilité.
Le montant de cette pénalité est fixé à 1 % au maximum des rémunérations...Documentation et autres sources
Conférence National Professionnelle des Casinos les 17,18,19 et 20 octobre - Carry-le-Rouet

- Un courrier à la Présidence de la République sur le bilan de 5 ans de Sarkozysme sur le Monde des Casinos.
- Un courrier au Ministre de l'Intérieur afin de dénoncer les dysfonctionnements d'application de la règlementation des jeux, et les négociations "secrètes".
- Un courrier à la Présidence de la République sur le bilan de 5 ans de Sarkozysme sur le Monde des Casinos.
- Un courrier au Ministre de l'Intérieur afin de dénoncer les dysfonctionnements d'application de la règlementation des jeux, et les négociations "secrètes".
- Un courrier à la Présidente de l'association des Maires de France sur une éventuelle extension des jeux en ligne.
- Un courrier à J.F LAMOUR (Député) et TRUCY (Sénateur), sur une éventuelle extension des jeux en ligne.

CALCUL DE LA PARTICIPATION
FO SOULÈVE DES PROBLÈMES CHEZ "BARRIÈRE"
La participation est un élément déterminant pour les salariés, car bien souvent, elle permet de disposer d'un petit "plus" financier, dans une situation où le patronat gèle les salaires, et "plombe" le pouvoir d'achat de ses employés dans la Branche des Casinos.
Dans ce contexte difficile, il est donc normal que notre syndicat opère des vérifications sur la méthode de calcul de la participation, afin de s'assurer que les salariés soient remplis de leurs droits.
Ainsi, sur plusieurs casinos du Groupe Lucien Barrière, nous avons pu mettre à jour des irrégularités, ayant pour effet de diminuer la participation versée aux salariés. De manière simple, certaines directions de casinos intègrent les pourboires collectés et centralisés par l'employeur, aux charges salariales.
Cette pratique a pour effet de gonfler artificiellement les charges de l'entreprise, et par voie de conséquence, de faire baisser la participation. Ce sont les salariés qui paient l'addition, une fois de plus !
Force Ouvrière ne peut cautionner une telle dérive, qui semble assez développée au niveau du Groupe Lucien Barrière.
D'ores et déjà, deux casinos de la Côte d'Azur, MENTON et le RUHL, ont entamé des procédures judiciaires, et nul doute que d'autres suivront. Sur ENGHIEN LES BAINS, cela fait maintenant plus d'un mois et demi, que notre syndicat attend une réponse claire sur le sujet, la lenteur de la Direction ne faisant que renforcer le doute existant.
Nous établirons dans les prochaines semaines, une fiche de vulgarisation sur le sujet, qui sera transmise à toutes nos implantations locales. Il est, en effet, important de nous assurer, que ces pratiques dilatoires, ne soient pas également appliquées dans d'autres groupes. Nous serons particulièrement vigilants pour rétablir les salariés dans leurs droits essentiels.
AVENANT N° 17 DU 21 JUILLET 2011RELATIF À L'ATTRIBUTION DES MÉDAILLES DU TRAVAIL - Journal officiel du 29 décembre 2011 : étendu par arrêté du 23 décembre 2011
L'initiative des démarches nécessaires à l'obtention de leurs diplômes incombe aux salariés. Le salarié adressera à la DIRECCTE de son département le Cerfa n° 1 896*01 « demande de médaille d'honneur du travail » qu'il peut obtenir auprès de la mairie de son domicile ou sur le site internet du ministère du travail.
Après réception de leur diplôme, les salariés doivent en transmettre une copie à la direction de leur entreprise.
Dans le mois qui suit la réception de la copie du diplôme et sous réserve du respect des conditions d'ancienneté dans la branche précisées ci-après, l'entreprise verse au salarié concerné une prime.
En savoir plus...
Journal officiel du 22 juillet 2011 : Avenant n° 16 du 30 novembre 2010 relatif à l'égalité professionnelle et salariale entre les hommes et les femmes étendu par arrêté du 13 juillet 2011
Grille de rémunérations garanties annuelles, congés payés inclus, fixées en fonction du produit brut des jeux (PBJ) traditionnels
Grille des rémunérations minimales mensuelles brutes garanties aux personnels des activités suivantes : machines à sous, accueil, gestion, technique et spectacle à compter du 1er janvier 2010
Grille des rémunérations minimales mensuelles garanties aux personnels des jeux traditionnels à compter du 1er janvier 2010




